Johannesburg, Jozi ou Joburg pour les intimes, la ville de l’or qui a été autrefois l’objet de toutes les convoitises, portant sur ses épaules les souvenirs d’un passé douloureux, est rempli d’espoir… En venant en Afrique du Sud, je n’avais aucune idée derrière la tête. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Je voulais être surprise, dépaysée et ça a été le cas ! Après onze longues heures de vol, j’atterris à Jo’burg. A l’aéroport, jusque-là rien de d’étonnant à part l’accueil chaleureux des amis qui sont venus me chercher. Mais je remarque la présence de nombreux indiens, chinois et métisses. J’appris quelques minutes plus tard que ce n’était non pas des touristes, mais probablement des sud-africains. Oui oui, des indiens, chinois et métis sud-africains ! Je n’étais pas au bout de mes surprises. On sort tout doucement de l’aéroport et là que constate-je ? Ils roulent à gauche. Cela me fit sourire intérieurement. Deuxième découverte. Mais je ne me doutais pas à quel point j’allais me mettre en danger à plusieurs reprises en traversant la route !
Le centre-ville
Les gratte-ciels. De beaux gratte-ciels. J’étais aux anges car j’aime beaucoup admirer l’architecture de chaque ville que je visite. J’ai toujours cette impression qu’elle raconte une histoire. Alors, je commence à parcourir à pied, banlieue située au centre de Johannesburg, la tête levée, mitraillant avec mon appareil photo ces beaux édifices. Le « street art » a lui aussi trouver sa place.
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Mais il y a quelque chose de définitivement troublant dans les rues du centre-ville de Johannesburg : au pied de ces gratte-ciels qui me font penser un « New-York africain », pullulent des boutiques de petits commerçants, des stands de fruits et légumes installés au milieu du trottoir. Je suis même tombée sur une femme braisant du poisson et du maïs et d’autres vendeurs à la sauvette. Entre deux buildings, y a un petit marché où on peut y trouver des fruits et légumes, des bijoux faits mains et autres accessoires artisanaux. J’étais…comment dire…entre l’étonnement et l’amusement. Mais j’étais heureuse. Troublée mais heureuse. De retrouver le même décor que ma ville natale Douala dans un des quartiers johannesbourgeois les plus visités. Là, j’ai saisi l’esprit de Jozi : ce mélange improbable de modernisme et de culture africaine.

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Plus étonnant encore, les taxis ne sont pas jaunes. Ce ne sont pas d’ailleurs des voitures mais des cars ! Des cars de 9 à 15 places. Ils fourmillent dans toutes les rues de Jozi. Ce type de transport est prisé par la population noire et il dessert bien dans la ville. Mais rassurez-vous il y a des taxis-voitures mais qui ont des tarifs plus chers, et même le bus et le métro inauguré depuis la coupe du monde 2010. Mais personnellement, j’ai adoré emprunter ces taxis-cars que mes amis compatriotes surnomment le « combi ».

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Côté bouffe, pas de grosses surprises. Y a des fast foods et des restaurants à chaque coin de rue. Le plat local auquel j’ai pu gouter était une purée de melon et des épinards à la crème fraîche. Les sud-africains mangent aussi du couscous maïs appelé Pap. Je le mentionne spécialement car ils en raffolent tellement qu’on en propose en accompagnement (en même rang que les frites) dans les KFC ! Ah et aussi, à Jozi, les KFC assurent la livraison à domicile et sont ouverts 24h24 !
C’est dingue non ! Bref, on retrouve à peu près tout ce qu’on mange ailleurs sauf qu’à mon avis, les portions sont surdimensionnées et les quantités énormes !! Je n’ai jamais réussi à vider complètement mon plat. :-SVisiter l'Afrique - food1 - Kate Moulion
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Soweto

Soweto…la seule connaissance que j’ai au sujet de cette banlieue est issue de l’œuvre « Une saison blanche et sèche » qui était au programme en Première. Je ne vous cache pas que j’ai gardé en tête que Soweto était une banlieue dangereuse. Mais le guide touristique nous avait rassurés le jour de la visite qu’elle l’est moins qu’avant. Par contre, ce qui n’a pas beaucoup changé c’est la misère. Le constat récurrent que je fais est la cohabitation entre la richesse et la pauvreté. D’un côté de la rue, on pouvait observer des maisons bien bâties avec le gazon bien tondu et en face des cabanes en bois.Visiter l'Afrique - soweto1 - Kate Moulion

Soweto reste indéniablement marqué par les séquelles de l’Apartheid. On peut encore y voir les anciennes maisons délabrés des miniers à l’époque de la ruée vers l’or. Mais aussi, les fruits du modernisme, de la mondialisation je dirais même. C’est exactement à Soweto qu’a été construit le fameux stade en forme de calebasse. Ce stade a également abrité la cérémonie d’hommage à Mandela. Si vous observez bien la photo, à côté du stade, se trouve un édifice bleu. Elle représente un verre posé à côté de la calebasse. Le Johannesbourgeois aime manger dans sa calebasse et boire sa bière bien fraiche !Visiter l'Afrique - soweto2 - Kate Moulion
A Soweto, il est également possible de visiter l’ancienne demeure de Nelson Mandela, spécialement aménagée pour les touristes. Malheureusement, je n’ai pas pu entrer dans la maison. Mais j’ai eu droit, juste à l’entrée, à une danse traditionnelle et une autre urbaine : toujours cette dualité omniprésente dans la ville…

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Retour à Joburg, laissons place à l’Histoire
L’esprit de Mandela plane toujours au-dessus de Jozi. Il est partout. Vous ne pouvez pas le louper !Visiter l'Afrique - mandela1 - Kate Moulion
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Pour moi, le meilleur moyen d’apprendre l’histoire d’un pays, c’est d’aller au musée ! Alors, direction Musée de l’Afrique (Museum Of Africa) situé en centre-ville, qui retrace l’histoire de notre cher continent. Il est super grand. Je vous avoue que je n’ai pas pu le visiter en entier. On peut y admirer des fossiles datant de la préhistoire !


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Un autre musée que je vous recommande fortement, c’est le Musée de l’Apartheid. Il est entièrement consacré à l’Apartheid et relate également la vie de Mandela. Durant la visite, tout est mis en place de telle sorte que vous pourriez ressentir la tension de l’époque, le vent de révoltes des populations réprimées…

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Enfin pour finir, parmi les autres endroits à visiter à Joburg, il y a Sandton le quartier d’affaires mais aussi mon coup de cœur Neighbourgoods Market ouvert le samedi. C’est un marché où on y vend de la bouffe et les produits de diverses origines : argentine, mexicaine, européenne et sud-africaine bien évidemment. C’est l’endroit incontournable et hype des Johannesbourgeois et des touristes. Il y règne une ambiance éclectique, joviale. Il y a la meilleure Paëlla de la ville !! C’est le

stand qui a la plus longue file d’attente. Et ça vaut la peine d’attendre. Une fois servie, pour se mettre à l’aise, on monte sur le toit du bâtiment abritant le marché. Là-bas, il y a un bar à mojito et des bancs pour s’asseoir et déguster son plat.
Parfois, on a droit à un mini-show de groupes de musique. Bref, côté ambiance on est servi !


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Allez à Joburg ! Elle vous attend, prête à vous accueillir, à vous surprendre !
Petit conseil, allez-y en Décembre, c’est plutôt l’été là-bas.

Kate Mouliom