Après avoir vécu un peu plus d’une semaine au Botswana, nous nous dirigeons, à bord de notre voiture, jusqu’au carrefour du Zambèze et de la rivière Chobe. Kazungula est le rendez-vous de quatres pays. Derrière nous, le Botswana, devant, La Zambie, à gauche, la Namibie et à droite le Zimbabwe. Nous avions le choix de la destination. Nous optons pour la Zambie.

 

Après avoir bataillé avec le poste frontière, en payant des taxes et en négociant les visas nous pouvons enfin avaler nos premiers kilomètres Zambiens et nous rendre à Livingstone, ville connue et reconnue pour les chutes Victoria.

 

Comme je l’ai dit dans mon article précédent, il serait pour moi bien compliqué que de raconter au jour le jour, nos aventures. Cela me prendrait autant d’articles que de jours et rendrai la tâche bien trop ardue. Je n’écrirais que les moments les plus marquants.

 

Notre première histoire se déroulera lors de notre visite des Victoria Falls. Les fameuses chutes d’eau visibles depuis le Zimbabwe et la Zambie. Nous sommes partis pour les chutes au petit matin. Nous négocions nos entrées et prenons un guide qui nous mènera à travers les courants du Zambèze et de sa végétation jusqu’au bassin du diable. Il n’est possible d’arpenter les chutes qu’en période sèche. Il devient logique de penser que les trombes d’eaux qui tombent en période de pluie rendent impossible l’exploration des chutes de cette manière.

 

Le bassin du diable est tout bonnement un endroit, incroyable et bien connu par les tourismes et guides de la région. Dans ce bassin, il est possible de se baigner. Pour le moment rien d’extraordinaire. Ce qui le rend unique c’est son emplacement. Juste au-dessus des chutes, le rebord du bassin devient alors le rebord des Victoria Falls. Il est donc possible de côtoyer la puissance du Zambèze, de le voir se jeter et s’écraser 150 mètres plus bas.

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Nous étions les seuls en ces lieux à notre arrivée. Nous enlevons nos affaires et suivons à la nage notre guide dans le Zambèze. Le courant n’est pas très puissant mais il est nécessaire de nager en diagonale pour être plus efficace. Après quelques minutes de nage et de marche nous y voici. Devant nous, nous pouvons voir le Zambèze filler à toute allure, nous pouvons entendre son fracas en bas et sentir l’excitation. Notre guide nous indique l’endroit où nous pouvons prendre notre bain. Maintenant, il faut se lancer. Nous plongeons. Une fois la tête revenue à la surface, nous pouvons nous approcher du bord et nous pencher. Une vision incroyable que de voir les chutes nous passer à travers et fondre dans le vide. Le bruit est également incroyable, un bourdonnement incessant. Nous avons également quelques visiteurs aquatiques, des poissons qui se délectent des peaux mortes, stigmates de nos aventures passées. Une sensation étrange de se faire manger les pieds. Mais bon, pédicure gratuite.

 

Pour des raisons de sécurité évidente, il est interdit de se mettre debout sur le rebord. Même si cela était possible, j’y aurai pensé à deux fois avant de le faire. Cependant, notre guide le fait, à l’aise, il déambule sur le rebord en prenant des vidéos avec ma caméra. Respect.

 

De mon côté, j’ai voulu m’approcher au plus proche du courant. En allant vers la droite, il est possible de rencontrer la force du Zambèze. Plus j’avançais vers la droite, plus je sentais mon corps se faire entrainer. Je lançais ma jambe droite pour tâter le terrain. Arrivé au point où ma jambe est littéralement partie avec l’eau, j’ai compris que le point de rupture était arrivé.

 

Après 25 minutes de baignade, il était temps pour nous de rebrousser chemin et de clôturer cette expérience incroyable. Nager au-dessus des chutes Victoria, un moment fort de mon voyage.

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Après avoir traversé le pont qui surplombe les Victoria Falls et rejoint le Zimbabwe, nous prenons la direction du parc national de Hwange. Connu pour regrouper la plus grande population de léopards de l’Afrique Australe. Enfin ça, j’en doute. Sûrement une histoire inventée par le lobby des safaris. Tout le monde le sait, il n’existe aucun léopard, un animal imaginaire.

 

Nous arrivons donc dans ce parc naturel avec la volonté de trouver et voir un léopard. Des impalas, des zèbres, des hippos et des lions, OK on connait. Après mon expérience en Afrique du Sud et nos deux semaines au Botswana et en Zambie, je peux le dire, oui, j’ai exprimé une certaine lassitude au niveau des safaris. Un problème de riche, j’imagine.

 

Nous avons passé la première journée dans les immenses plaines de la savane Zimbabwéenne, à scruter chaque branche de chaque arbre afin d’identifier une queue jaune avec des taches noires. Rien, wallou, nada. Encore une journée sans léopard. Le soir arrive, nous nous arrêtons. Nous montons notre camp, cuisinons et partons nous coucher. La savane se réveille tôt. Bien avant les premières chaleurs, les animaux sont actifs et les chances de les voir augmentent considérablement. Nous partons nous coucher. Pour ma part, j’ai décidé de dormir dehors. J’ai installé un matelas, tendu un fil et accroché la moustiquaire. Le camp s’endort sous le ciel étoilé, magnifique.

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Cependant, notre réveil sera avancé. Nous sommes réveillés pendant la nuit par un grand bruit. Une poubelle a été renversée. Surement des babouins qui sont à la recherche de nourriture et de nos restes.  Mon camarade, allongé un mètre plus loin se réveille à son tour. Nous scrutons l’obscurité. Plus loin, nous apercevons  une silhouette, quatre pattes, de taille moyenne. Je commence à me faire une idée de l’animal qui déambule dans notre camp et cela ne me plait pas. La silhouette s’avançant, mon idée se confirme. C’est une hyène.

 

Sur le moment, je ne savais pas comment réagir, j’ai jeté un coup d’œil à mon camarade pour savoir comment il allait. Il semblait partager mon attitude, stoïque face à la situation. L’animal continuait son parcours sur le camp. Nous avions été prévenus que des animaux pouvaient s’inviter nous rendre visite pendant le jour et la nuit. Je pensais aux babouins, une hyène, je n’étais pas préparé.

 

Nous sommes donc restés sous la moustiquaire, ne faisant aucun mouvement. Pendant 10 minutes, nous avons attendu que l’animal se lasse et reparte dans la savane, laissant derrière lui une bonne dose de stress. En sachant, qu’une hyène dispose d’une mâchoire plus puissante que n’importe quels prédateurs et qu’elle peut broyer les os les plus durs, nous n’étions pas forcément sereins.

 

Au réveil du lendemain matin, nos camarades ne nous ont pas crus quant à la présence de l’animal. Une bien belle histoire à raconter et qui nous lançait de bon matin pour cette journée.

 

En roulant durant les premières lumières, nous rencontrons notre premier animal sur la route. Une hyène. A savoir si c’était notre visiteur nocturne, je n’en ai pas la moindre idée. Ironique.

 

En cette deuxième et dernière journée dans la réserve de Hwange, nous n’avons pas vu de léopard. Cependant, un visiteur s’était glissé dans le sac à dos d’un compagnon. Un scorpion. Comme quoi, il faut être vigilant.

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Après cette petite visite, nous continuons notre route à travers le Zimbabwe. Nous avons déjà vécu quelques aventures et ce pays nous en réserve encore de belles.

 

Nous entamons la dernière semaine avant mon retour en France.

 

La suite et fin dans la partie 3.

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TIA, This Is Africa.