J’ai atterri au Cameroun le 11 décembre 2014 pour un séjour de trois semaines peu reposantes mais rafraichissantes. Atterrissage sur l’une des pistes de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen aux alentours de 21h. Accueillis par une chaleur écrasante.

Welcome to Yaoundé.
J’avais malheureusement oublié de me munir de mon carnet de vaccination (il faut savoir que le vaccin contre la fièvre jaune est exigé à l’entrée du Cameroun : soit vous en avez fait un avant soit il est possible de le faire sur place à l’aéroport), ce qui m’a valu quelques complications mais rien de bien grave.
Une fois la zone internationale traversée et mes bagages récupérés j’ai enfin pu rejoindre ma famille venue m’accueillir pour l’occasion. Je passe enfin les portes de l’aéroport, et je peux sentir cette douce odeur de poussière qui règne après les petites pluies (les connaisseurs connaissent…).
Après de nombreuses accolades et un repas de famille copieux (poulet fumé accompagné de bâtons de manioc) je peux enfin me reposer de ce long voyage, parce que demain sera une journée chargée.
Dès le lendemain je suis entrainé par mon père dans les arcanes de la capitale. La raison de mon voyage au Cameroun n’étant autre que le mariage de ma grande sœur, coutumier et religieux, je suis naturellement pris par le cours des préparatifs qui va bon train.
Je m’amuse de la façon de conduire des gens surtout de celle des taximen, des insultes et des bruits de klaxons qui fusent à la veux tu en voilà. Des demi-tours improbables et des reflexes de conduite dignes de champions de rallye cross-country.Nous arrivons enfin à destination, au quartier Tsinga chez un fournisseur de bière à pression. Une fois commande passée direction le marché central de Yaoundé pour faire le plein de produits frais nécessaires à la réalisation de différents mets locaux. Après une semaine mouvementée, arrive enfin le jour fatidique des pourparlers traditionnels. La rencontre, la négociation et l’union des deux familles. La famille du marié doit se rendre dans la famille de la mariée, munie de la dot qui leur permettra de « payer » pour la future mariée. Notre salon a donc été aménagé pour l’occasion. Deux rangées de chaises se faisant face, une pour la belle famille et une pour la nôtre. La discussion a donc pu être entamée jusqu’au partage de la cola et du vin de palme qui cèle l’alliance et l’entente des deux familles et surtout des mariés. A partir de ce moment il est temps pour la fille de quitter le nid familial et de se rendre dans sa belle famille qui est à compter de ce jour sa nouvelle famille.

Visiterlafrique.com-Yaounde-Ludwig-Trller_back

Franck Ngako
Photos de Yaoundé : ©Ludwig Tröller.