Un parfum de terre brulée,
Qui assaisonne notre odorat,
Et au milieu du rivage doré,
Paressent mille nudités ensablées,
Le remous de ses vagues en fond sonore,
Telle l’expiration d’un bébé qui s’endort,
Nous rappelle qu’elle approche, la marée,
Cet instant privilégié éludant nos reproches passés.
A quelques mètres à pied,
Au travers de ses contrées,
Nous contemplons le bonheur d’êtres sans avoirs,
Qui contredisent le bonheur d’être et d’avoir.
Ici le vent effeuille les prés,
Et le beau temps esseule nos pensées.
Ici le bien être fait foi,
Et le bien naître n’est roi.

Ici c’est Kribi

Fabrice Kom Tchuente