Humble jardinier, j’appelle à l’indulgence de mes terres jadis négligées, les fleurs de mon pays, depuis, ne croient guère en mon palpé averti. En jardinier passionné, j’ai aimé toutes les fleurs, satané engouement, oublié certaines, celles du jardin de mon pays. L’écho d’un autre, l’égo de moi même, et puis l’herbe qui semble si verte chez le voisin, et le voisin qui se garde, à mon jardin, de jeter des fleurs. Hibiscus, j’implore tes huiles et autres vertus, essentielles à ma pousse favorable, ton absolution aussi. Si tant une fois, je fusse l’arbre voyageur, permet moi, puisqu’il le faut, mourir, puis renaître, en ton verger et couvre de tes pétales immortels mes cendres ingrates.

Je suis libre et acteur, plein d’ampleur, je suis la base de tout, je suis le vase et son eau, le fleuve et sa pirogue. La nuit me voit si bien, j’ai l’oeil lumineux. L’ennui je ne connais pas, avec lui j’ai l’humour-dédain. J’ai couché près de moi, aux heures des jeunes écoliers studieux, le courage dans un drap de satin et je l’ai trouvé accueillant la brise de ce matin, alors je l’ai suivi et demain aussi. Je suis congolais.

Visiter l'Afrique - RDC2 - Danila Bumba
Église à Kinshasa (N’djili – quartier 3)

Danila Bumba