Depuis enfant je rêve de partir en Afrique et d’en connaître ses secrets. C’est en 2014 que mes pieds ont foulé la terre tanzanienne pour la première et dès les premières secondes j’ai su que je reviendrai sur ce continent.

Je suis venue dans ce pays dans le cadre d’une mission humanitaire, pour donner des cours d’anglais dans une école primaire Massaï.

Après cinq heures de routes depuis Arusha, j’ai passé la porte d’entrée de la réserve naturelle Ngorongoro. D’un paysage nu, fait de terre battue, on passe à une flore abondante et verdoyante malgré la période de sécheresse à cette période de l’année (août).

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Une fois arrivée au camp, je trouve des personnes très chaleureuses, accueillantes et d’autres volontaires venues dans le même but que moi. Ma chambre avait le nécessaire. Un lit, un lavabo et un grand seau pour prendre la douche (froide). La première nuit me fit comprendre que j’étais dans un monde inconnu, en particulier quand j’entendais les zèbres qui étaient près de ma fenêtre de chambre et qui repartaient le matin.

Une fois levée, une visite des alentours s’impose. En 5 min je me retrouve dans le village Massaï juste au dessus de notre logement et assaillit de regard curieux.

Certains anciens et jeunes enfants n’avaient jamais vu de « muzungu », le « blanc » en masaï. Et on pouvait ressentir une certaine curiosité et une réticence en même temps. Une vieille dame est venue nous voir, nous toucher les bras et nous serrer la main car c’était une première fois pour elle. Les petits couraient dans tout le village en criant et en nous montrant du doigt.

Le matin très tôt je voyais les enfants partir à l’école dans leurs uniformes usés et colorés. Ils étaient heureux d’aller à l’école et encore plus quand des blancs leur faisaient la classe. A mon arrivée à l’école pour mon premier cours, les enfants me virent arriver de loin et sont venus me prendre mon sac pour le placer sur le bureau. Leur enthousiasme de ce cours particulier et leur envie d’apprendre se lisaient sur leur visage. Tout de suite je me suis rendue compte du peu de matériel qui était à ma disposition mais aussi le manque de matériel pour les élèves. Par exemple, c’est avec mes vêtements que je leur fait apprendre les couleurs.

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Pendant mon temps libre, j’ai eu l’occasion d’aller au lac Eyasi. A cette période de l’année, il était complètement asséché. On a donc marché pendant 3 bonnes heures dans le lac salé avec un vent violent. Mes chaussures pesaient deux fois leur poids à cause de la boue qui y été accrochée. Une fois rentrée au camp, j’ai retrouvé du sable qui avait traversé mes vêtements et de la boue à l’intérieur de mes chaussures. La lessive c’est imposée ainsi qu’une douche au seau.

Avec les autres volontaires, on marchait beaucoup en présence de notre guide Masaï. Et c’est dans ces moments qu’on pouvait approcher de très près les girafes ou encore les zèbres. Ces randonnées me faisaient sentir insignifiante et petite dans cet environnement sans limites et primaire.

Le lendemain, on est allé à Olduvai Gorge, qui est un site archéologique dans la vallée du Rift. C’est un site relativement important qui contient beaucoup d’information sur l’évolution de notre espèce.

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Au sein du campement monté pour accueillir les chercheurs du monde entier, il y a une quantité conséquente de leurs années de fouille. Les ossements sont humains mais aussi d’origine animale. Et c’est sur le retour que nous sommes tombés nez à nez avec des guépards entrain de chasser. Ils étaient méfiants mais pas apeurés et on a pu les observer dans le calme et le silence le plus complet. C’est un moment comme celui-là que je voulais vivre en Afrique. L’imprévisibilité de l’environnement et sa richesse, nous offre la possibilité de vivre des moments uniques et sans la présence de touristes autour de nous.

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Le Serengeti nous attendait le lendemain, la nuit fut donc courte et le réveil difficile. Mais ça en valait la peine. Sur la route sinueuse, on croisait les animaux qui se réveillaient en même temps que le soleil et la vie se remettait en marche pour une nouvelle journée.

Une fois la porte du parc passée, la richesse de la faune se dévoila malgré la sécheresse qui se faisait sentir. Ce sont les éléphants qui portent le plus les marques de la sécheresse, le manque d’eau étant bien présent.

Cette journée fut remplie de fascination et de découverte. Ces animaux sont l’emblème de l’Afrique et les voir de près nous rappelle qu’ils ont une place importante dans cet environnement et également dans la culture africaine.

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Et c’est sur le retour que l’Afrique nous offrit un dernier spectacle avant de rentrer en France. Il n’est pas des plus joyeux mais la prestance de ces animaux rend l’événement impressionnant et incroyable.

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Je suis rentrée de ce voyage grandi. Il a changé ma vision sur le monde et m’a montrée le contraste choquant qu’il y a avec l’Europe. Ce fut un retour aux sources pour ma part qui m’a fait un grand bien et qui m’a réappris les priorités essentielles dans une vie. C’est un voyage que je conseille à tous ceux qui ont soif de liberté et de simplicité.

Axelle