Le Cap-vert… un jour une connaissance m’a parlé si passionnément de son pays

qu’elle m’a donné envie d’y aller, l’idée ne m’a jamais quitté ; c’était il y a 10 ans.

En janvier 2014, je me décide, direction le Cap-Vert au mois d’avril.

La période la plus favorable pour découvrir le CAP-Vert est la saison sèche  (entre novembre et  juin).

Depuis  Paris, des vols directs sont effectués par les compagnies TACV (compagnie nationale) et TAPortugal. Des vols spéciaux sont affectés par XL airways au départ de Roissy avec les formules club, formule pour laquelle nous avons opté pour des raisons pratiques et de facilité, il faut l’avouer.

Un visa est nécessaire, il vous coutera 25€. Il est possible de le demander à l’aéroport à l’arrivée, la police des frontières pourra vous le délivrer. Il n’y a pas de vaccins particuliers à faire, sauf si vous arrivez de l’Afrique de l’ouest où les vaccins contre le paludisme et la fièvre jaune sont obligatoires.

Après 6h00 de vol, nous atteignons cet archipel de 10 îles situé au large des côtes sénégalaises, ancienne colonie portugaise et république indépendante depuis le 5 juillet 1975.

La langue officielle est le portugais et le créole cap-verdien est la langue utilisée dans la vie quotidienne. Les commerçants et prestataires touristiques parlent anglais et quelques-uns parlent français, une grande partie d’entre eux étant d’origine sénégalaise.

La monnaie du pays est l’escudo capverdien (1 € = 109,40 CVE), la plupart des commerces accepte les euros.

Les îles plus connues restent Sal et Boa Vista, font partie des  6 « îles au vent » (les plus exposées au vent), réputées pour leurs longues plages de sable blanc. Les liaisons inter îles se font essentiellement par bateau mais des vols sont également proposés par la compagnie nationale TACV. Un point commun à ces 2 modes de transport : on ne sait jamais si et quand on partira !

Nous avons choisi l’île de Boa Vista, appelée également l’ « IIe aux dunes », car ce voyage était destiné à être une parenthèse reposante à ce moment de l’année.

De l’avion, nous découvrons des paysages désertiques et atterrissons dans un aéroport impressionnant par sa petite taille, à ciel ouvert, situé à 10mn chrono des différents hôtels de l’île. Les routes sont généralement pavées et la circulation un peu anarchique. Les pistes sont nombreuses au travers des rares oasis de cocotiers.

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 Nous avons logé à l’hôtel RIU KARAMBOA, 4 étoiles aux normes locales. Grand et magnifique complexe bien entretenu dont l’architecture rappelle un château de sable.

Pour les déplacements, des taxis sont en attente devant l’hôtel et vous transportent pour 3€ environ par trajet.Processed with VSCOcam with c1 preset

Une sortie en quad  nous a permis de découvrir de petits villages, habités ou abandonnés, les paysages lunaires de l’île, ses grottes creusées par l’érosion (plage de Varandinha), ses côtes magnifiques et sa population souriante, pleine d’humour et généreuse. Le désert de Viana et ses dunes magnifiques sont vraiment impressionnants.

En trek, après un long trajet sur une longue piste dans un reg semblant infini et ponctué de palmiers et d’acacias, nous atteignons la plage de Boa Esperança et l’épave du Cabo Sant Maria, navire échoué en 1968.

En discutant avec les différents guides, j’apprends que ces grands complexes font vivre près de 60% de la population de l’île et que bon nombre d’habitants des îles voisines viennent vivre à Boa Vista afin de pouvoir subvenir aux besoins de leur famille restée sur place. Les conditions dans lesquelles ils vivent sont déplorables, dans un bidonville à l’entrée du village de pêcheur qu’est Sal Rei.

Le climat et les sols arides rendent difficiles voire impossible les cultures, ce qui oblige à effectuer beaucoup d’importations pour tous les produits alimentaires, donc un coût supplémentaire. Boa Vista serait l’île la plus chère du Cap-Vert. Tout cela n’entame pas la bonne humeur de la population.

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Le plat national est délicieux : la cachupa est une sorte de ragoût à base de maïs et de haricots noirs généralement agrémenté de viande ou de légumes.

 L’éco tourisme se développe de plus en plus, notamment afin de protéger les tortues qui viennent se reproduire sur les plages entre mai et octobre. Les activités nautiques sont nombreuses : la voile, plongée, planche à voile, surf et kite surf possibles grâce au vent omniprésent. Nous n’avons pu apercevoir qu’une dizaine d’éoliennes, afin d’exploiter son potentiel le gouvernement devrait investir dans ces équipements.

La musique et la danse  font partie intégrante de la vie au Cap-vert et laissez moi vous dire que les cours de danse que l’on peut prendre hors de l’archipel sont bien édulcorés pour la population occidentale ! Chaque île propose des danses différentes, d’une beauté et d’une sensualité incroyable !

Une adresse pour prendre un verre tout en profitant d’un coucher de soleil magnifique et de la bonne musique live : Morabeza Boa Vista, Joao Questao, Sal Rei

Comme on dit là-bas : NO STRESS!

Encore épargnée par le tourisme de masse, Boa Vista  est une destination propice au farniente, plage, calme. Une belle vitrine pour l’archipel, bien qu’à deux facettes entre le luxe des complexes et la pauvreté de la population. La prochaine fois pour des vacances plus « culturelles » et plus proches de la population, sont prévus un tour sur les îles de Santiago et de Fogo, avec des paysages totalement différents: montagneux, verdoyants et volcaniques! Sans négliger une escale sur l’île qui a vu naître la Diva aux pieds nus Césaria Evora, l’authentique Sao Vicente.

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Nancy Pocrain