A 2h de route d’Accra (en direction de la frontière ivoirienne), on trouve une ville animée et calme en même temps : Cape Coast. Durant notre séjour à Accra, on nous l’a recommandée plusieurs fois. On n’y réfléchit pas longtemps et on part à l’aventure.

 

Première étape : se rendre à la Fourth Station (ou Ford station, je me pose encore la question) pour y prendre un minibus.

 

Deuxième étape: résister à l’apalguage des chauffeurs & co pour prendre le minibus et payer les 22 cédi pour le trajet (contre remise d’un beau ticket avec toutes les informations nécessaires : c’est ça le Ghana !!!).

 

Troisième étape: Partir à la recherche de crédit Tigo ou de chips de bananes plantain dans le marché mais pas trop longtemps au risque de se faire rappeler à l’ordre (avec gentillesse) par le chauffeur qui a rempli son minibus et qui n’attend plus que toi.

 

Ensuite, prendre place à bord du bus Ford spacieux et… climatisé. Les 2 heures de trajet passent très vite. On sort assez rapidement d’Accra et les routes sont assez bonnes. Une fois arrivés à Cape Coast, ne pas descendre à la première station mais bien à la 4ème qui est le garage. Sur place, nous avons été accueillis par Joyce qui nous a servi de guide durant une bonne partie de la journée. Originaire de Cape Coast, elle y vit et y travaille, sert de guide ponctuellement et rêve d’aller au Texas. On a pu se balader dans les rues pour aller jusqu’à la maison des esclaves en longeant la plage : on passe devant les boutiques des artistes, devant un terrain de basket avec vue sur la mer mais qui est plutôt squatté par des pêcheurs qui remettent en ordre leur filets. Tout en marchant, on aperçoit au loin la blanche maison des esclaves. D’emblée, elle impressionne. Une fois sur place, son caractère unique se confirme.

 

Une cour vaste, un style qui ressemble à celui des plantations de Louisiane, un accès direct à la mer nous rappelle la triste histoire de cette maison. Avant la visite de la maison, on a le temps de faire un tour dans le musée qui nous raconte l’histoire de l’esclavage en commençant par les commerces des êtres humains entre les chefs des tribus et les arabes avant d’étendre le commerce aux Pays-Bas, à le Portugal ou à l’Angleterre, entre autres. Quelques objets sont conservés : chaînes et « menottes », porcelaine et bouteilles pour nous rappeler dans quelles conditions et contre quoi étaient échangés les hommes, femmes et enfants.

 

Ensuite, nous avons le droit à une visite guidée de la maison qui a également servi de cour de justice. La guide nous emmène dans les différentes pièces sombres et humides. Elle nous montre les tunnels par lesquels passaient les esclaves afin de les empêcher de voir la lumière du jour pour passer d’un endroit à un autre. Elle nous montre les cellules exiguës et obscures où étaient enfermés les rebelles, celles encore plus petites où les femmes accouchaient. Elle nous montre les vastes pièces dans lesquelles les gouverneurs vivaient. Elle nous montre la pièce plus lumineuse où les esclaves étaient marqués au fer. Elle nous montre les canons et les miradors permettant de protéger la maison des ennemis. Elle nous montre la tombe d’hommes influents en plein milieu de la cour. Enfin, on termine la visite avec la porte du non retour par laquelle des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont passés pour ne plus revenir. Mais puisque des descendants d’esclaves recherchent leurs origines, cette porte du non-retour et également devenue la porte du retour. Barack Obama et sa famille l’ont d’ailleurs passée lors d’une visite d’Etat.

 

Sans tout comprendre à ce que la guide raconte (accent ghanéen pour une non anglophone, dur), le lieu et l’atmosphère nous laissent imaginer ceux que ces hommes, ces femmes, ces enfants ont enduré : violence, humiliation, déracinement… Un seul mot : n’oublions jamais !

 

Après cette visite qui ne laisse pas indifférente, on se balade dans la ville même de Cape Coast : calme et animée à la fois, des boutiques tout le long du trottoir, une immense mosquée, un marché aux poissons animé, des fruits frais à portée de main, des ghanéens accueillants. On finit ce petit tour par une promenade le long de la plage avec une partie de volley en prime pour certaines ou un moment de méditation pour d’autres. Enfin sur le chemin du retour, on s’arrête par hasard dans un bar en bord de mer puis on repasse devant le terrain de basket finalement squatté par de jeunes basketteurs.

 

Au retour, on prend le taxi pour retourner au garage qui est tout juste à proximité finalement. Pour justifier sa course, le chauffeur de taxi fait une petite balade dans la rue avant de nous déposer à… 200 mètres de l’endroit où nous l’avons pris. On attend que le minibus se remplisse et on retourne assez vite à Accra content de cette journée et de ce qu’elle nous a apportés.

 

Si vous passez au Ghana, Cape Coast est une étape indispensable. Pour ne jamais oublier…

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