Mon premier voyage au Ghana fut extraordinaire et j’ai déjà hâte d’y retourner. Pourquoi? Tout simplement parce que je ne me suis jamais aussi sentie totalement libre et en sécurité dans un pays qui m’était jusqu’alors inconnu. Commençons d’abord par le début!

Je devais me rendre au Ghana dans le cadre d’un stage en journalisme chez Daily Graphics, (groupe de presse leader à l‘échelle nationale)…et contrairement à mes précédents voyages je n’ai pas eu d’appréhensions car mes connaissances issues de là-bas ne tarissaient pas d’éloges. Dès mon arrivée à l’aéroport Kotoka se dégageait un climat chaleureux et paisible. Ce que j’ai d’ailleurs senti jusqu‘à la fin de mon séjour. En effet les ghanéens sont très hospitaliers et respectueux. Vous me direz qu’en même temps c’est partout pareil en Afrique mais je reconnais que le Ghana reste imbattable. Moi qui vit à Paris j’ai cru par moments que certaines personnes étaient un peu trop respectueuses voire soumises mais je me suis vite rendue compte que le respect était une valeur primordiale dans la tradition ghanéenne, tout comme le partage ainsi que le goût de l’effort, et du travail.

En parlant de travail j’ai remarqué que la culture anglophone avait un impact positif sur le marché du travail. Pragmatique, méthodologique et basée sur les résultats elle m’a tout de suite plu et rassurée car on entend souvent qu’en Afrique le travail est ralenti et qu’il faut s’armer de patience. Maintenant je peux dire que « ça dépend du pays » et comprend pourquoi le Ghana reste un modèle économique en Afrique de l’Ouest. En effet le travail acharné de la population impose naturellement le respect voire une certaine admiration, peu importe la nature de la fonction occupée.

Etant donné que je travaillais toute la semaine je n’ai pas eu le temps de visiter les principaux lieux historiques de la ville d’Accra mis à part le musée Kwame Nkrumah et la ville de Jamestown pour son fameux Chale Wote Street Art Festival (un festival de la culture urbaine qui rassemble les artistes nationaux et internationaux ainsi que la jeunesse autour d’activités artistiques et musicales).

Par contre j’ai eu l’occasion de visiter la commune d’Aburi le temps d’un weekend. Située au nord d’Accra, Aburi attire un petit nombre d’expatriés pour son climat frais et nuageux. Elle favorise l’économie du pays (aux côtés de Cape Coast, Koforidua et Mole) grâce à son tourisme forestier, notamment grâce à son grand jardin botanique qui rassemble près de 400 différentes espèces de plantes et impose une paix inégalable. De plus il est une source d’opportunité pour les marchands locaux de vendre des objets d’art faits par leurs soins. Ainsi presque tous les soirs je m’émerveillais devant les pagnes kente, tableaux et autres objets artisanaux etc. au sein du night market situé dans le quartier d’Osu (définit comme le « petit New York« d‘Accra pour son côté branché et animé). Je savourais de temps à autre des tapas à s’en lécher les babines dans l’un de mes spots favoris: le Republic Bar&Grill, un bar où concerts, évents artistiques et délicieux cocktails attirent de plus en plus la clientèle cosmopolite.
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En ce qui concerne la nourriture je me suis amusée à tester les différents plats locaux. C’est tout naturellement que j’ai jeté mon dévolu sur le banku and tilapia, le red red stew (plat à base de banane plantains et haricots cornilles relevés dans une sauce à base d’huile de palme) ainsi que le djollof rice (du riz aux légumes semblable au thiebou diene du Sénégal)…un vrai délice pour les papilles.

Mais à défaut de variété culinaire j’ai dû me rendre dans des restaurants qui proposent d’autres spécialités dont l’un des meilleurs que je conseille vivement : Pinnochio’s/ La Piazza! Je n’en dis pas plus mais je sais que vous serez enchantés! D’autres restaurants de spécialités italiennes, mexicaines ou encore asiatiques se trouvent dans les quartiers huppés tels que Spintex, East Legon, Airport residential ou encore Trassaco. Pour ce qui est de la musique j’ai eu un énorme coup de cœur pour des artistes nationaux (artistes High life et Hip life confondus) mais mes favoris restent Sarkodie, le défunt Castro, Yaa Pono, Guru et Shatta Wale le chanteur de dancehall qui draine du monde à chaque concert ou prestation musicale.

J’allais oublier ces fameux dimanches!
En fin d’après-midi la jeunesse laisse bible, repas familiaux et sieste pour se rendre à la plage, pas pour aller nager mais pour aller « chiller » et ce jusqu’à la tombée de la nuit. Ainsi lorsque les familles quittent la plage avec leurs enfants la jeunesse s’impose et se laisse emportée par l’ambiance amusante et les différents styles musicaux qui résonnent dans le cœur. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. De retour en France, retour à la réalité, grande nostalgie qui s‘efface peu à peu. A l’heure où je rédige cet article je réalise que cette immersion culturelle qui ne m’a pas changée mais plutôt transformée et je recommande le Ghana comme destination, à tous ceux qui voudraient visiter l’Afrique.

Je dirais du Ghana que c’est un pays indescriptible, même si je n’ai pas manqué de mots pour raconter mon séjour, dont j’ai aussitôt adopté les codes. Je suis prête à y retourner pour découvrir encore un tas de choses car désormais je me sens, non pas comme une touriste, mais comme une autochtone.

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