Souvent, lorsque je rencontre des personnes et que l’on me demande mes origines, je peux attendre de longues minutes avant que l’on me cite la Guinée Conakry. La Guinée ce n’est pas le pays qui vient à l’idée des gens tout de suite. Parfois, ça me fait penser au titre du reportage sur France 5 « La Guinée, le territoire des oubliés » et pourtant c’est un pays en pleine mutation ! D’ailleurs, c’est ce qui m’a frappé à mon arrivée ! La ville est en pleine construction, il y a des travaux et des rénovations de partout. Et à ma grande surprise, il y a du courant (électricité) 24h/24h à Conakry. De plus, le réseau Internet s’est vraiment bien démocratisé ! J’insiste là-dessus car pendant très longtemps, le courant n’était pas très accessible à Conakry et cela freinait toute possibilité de développement. Mais depuis l’inauguration du barrage hydroélectrique en septembre 2015, Conakry brille de mille feux. La ville grouille de partout, elle est dynamique et multiculturelle. On y rencontre beaucoup de Libanais, d’ailleurs c’est assez drôle car ils ont l’accent « Soussou ». Le Soussou c’est la langue nationale à Conakry avec le Français.

 

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Et Ebola ne semble plus qu’être un mauvais souvenir pour la population. Les gens vivent, bougent et entreprennent !

 

En Guinée, j’y allais assez souvent, enfin une fois tous les deux ans. Mais cette année, c’est vraiment très spécial.  D’habitude, j’y vais pour des vacances familiales. C’est à dire, que je passais la majeure partie de mes journées à rendre visite à ma famille et rester dans la maison familiale. Je ne faisais pas réellement de tourisme et je n’avais pas non plus le temps de visiter la ville et les coins sympas de la capitale.

 

Là, c’est totalement différent. D’une part, je voyage seule et d’autre part je suis ici pour un but précis : effectuer un stage. Et en plus de ça, je me suis donnée une mission particulière : découvrir tous les coins branchés et insolites de la capitale.

 

Mon premier jour a été assez mouvementé, après un vol pris chez Royal Air Maroc (niveau prix c’est un bon plan mais le voyage est long et pénible), je suis arrivée à 4h du matin à l’aéroport international de Conakry Gbessia. C’est toujours la même sensation lorsqu’on arrive à l’aéroport : une bouffée de chaleur humide qui nous envahit. À ce moment précis, on oublie la fatigue et l’excitation prend le relais !

 

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J’ai été accueillie par deux oncles. Après, ça a été direction chez mes grands-parents qui habitent Matoto.

 

Matoto c’est l’une des 5 communes qui constituent la ville de Conakry et l’aéroport se trouve à l’intérieur de cette commune. Arrivée chez mes grands-parents, j’en ai profité pour dormir quelques heures. Mais je n’avais pas très envie de dormir, j’étais bien, trop excitée.

 

À 10h00,  après une bonne douche froide et un bon petit déjeuner, j’ai pris la route du Makiti avec ma cousine. Le « Makiti » ça signifie « le marché ou le centre commercial » en langue Diakhanké. Le « Diakhanké » c’est une langue qui fait partie du groupe linguistique « Mandée » qu’on retrouve en Afrique de l’ouest (Mali, Guinée, Sénégal, Côte d’ivoire, Gambie et Sierra Leone). La langue Mandée regroupe le Bambara,  le Dioubat,  le Malinké, et le Diakhanké.

 

La première chose à faire, lorsqu’on arrive, c’est acheter un puce de téléphone. Moi j’ai acheté une puce Orange car mes cousins m’ont dit que c’était le meilleur opérateur en Guinée. Une puce ça coûte 10 mille franc Guinéen, ça équivaut à 1,60 euros

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Ensuite, je me suis achetée trois grands paquets de Tassana. Le « Tassana », c’est une marque d’eau minérale naturelle qu’on retrouve dans des sachets de 500ml en plastique. Ce n’est pas la seule marque d’eau minérale, il y a aussi l’eau Coya. Quoi qu’il en soit, c’est très important d’avoir de l’eau minérale, surtout pour les premiers jours. Le mieux, c’est de les acheter en grandes quantités dans une boutique ou au super marché. Comme ça à chaque fois avant de sortir vous en glissez un ou deux dans votre sac.

 

Après quelques minutes de marche dans le Makiti,  j’étais épuisée, la chaleur, la circulation, l’odeur du gazole…

 

J’étais accompagnée par ma cousine. D’ailleurs, si vous vous rendez pour la première fois au Makiti, je vous conseille de vous rendre avec un guide. Parce que bien que la plupart des vendeurs parlent français, la langue national est le Soussou. Et c’est en parlant cette langue ou le poulard aussi que vous pourrez bien marchander. Avec l’accent français, les prix augmentent vite mais en disant ça je ne pense pas vous apprendre quelque chose.

 

Bref après les courses, on a prit les fameux moto taxis.  J’étais trop excitée à l’idée d’essayer ! Je me souviens, je voulais prendre un selfie avec le chauffeur il a sourit et appelé ses amis, ça m’a fait rire. Ma première question ça a été : Est-ce que vous avez un casque ? Il m’a sourit et m’a répondu que non.

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Ben je m’en doutais bien, je suis quand même montée.

Et j’ai adoré cette sensation de liberté, en plus il roulait super vite alors que je lui disais que j’avais peur. Ahaha c’était vraiment très drôle.

Le moto – taxi m’a coûté 4000 francs c’est environ 60 centimes.

Je commence mon stage Lundi, au centre ville de Conakry dans le quartier ministériel. J’ai très hâte de vous raconter la suite de mes aventures !

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