La kora (aussi appelée harpe ou luth mandingue) est un instrument à cordes typique de l’Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement de la région du Mandé, qui s’étend aujourd’hui sur tout ou partie des pays suivants : Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry, Sierra-Leone, Liberia, Côte d’Ivoire et Burkina Faso. La kora serait originaire de Gambie, mais les légendes sont souvent à prendre au conditionnel, en particulier en Afrique! La transmission orale débouche toujours sur plusieurs versions et c’est ce qui en fait sa beauté !

La kora est fabriquée à partir d’une calebasse, sur laquelle on tend une peau de vache et dans laquelle on insère un grand manche en bois. Deux manches plus petits, pour les mains, et un morceau de bois transversal, seront ensuite insérés directement dans la peau. Bien que chaque instrument soit unique, le modèle le plus répandu comprend 21 cordes, maintenues entre le manche principal et la partie inférieure de l’instrument par un chevalet. Les cordes sont traditionnellement attachées au manche par des lanières de peau, mais aussi de plus en plus par un système de clés de guitare. Dans les pays du Mandé, les castes traditionnelles ont encore beaucoup d’importance dans la vie sociale, et notamment la caste des griots (ou djelis). On est griots de père en fils, ou de mère en fille. Et la maîtrise d’un instrument se transmet également de père en fils. C’est le cas de la kora, mais aussi du djeli n’goni ou du balafon (sorte de grand xylophone fait de calebasses et de lamelles de bois). Les grands virtuoses actuels de la kora se nomment Toumani Diabaté ou Ballaké Sissoko, entre autres. Il faut aussi écouter le groupe Guinéen Ba Cissoko, qui a popularisé la kora électrique et dont fait notamment partie Sékou Kouyaté, surnommé à juste titre le Jimmy Hendrix de la kora.

Si vous voulez écouter de la kora en live, toutes les villes d’Afrique de l’Ouest et en particulier les capitales regorgent de maquis. A Bamako, si vous voulez rencontrer des joueurs de kora et des luthiers, vous devez vous rendre dans le quartier de N’Tomikorobougou, dans la rue du Camp des Gardes. Laissez-vous guider par les notes de musique… Et avec un peu de chance, vous y croiserez peut-être Toumani Diabaté! Si vous êtes au Sénégal, allez faire un tour du côté de l’Abbaye de Keur Moussa, non loin de Dakar. Les moines y fabriquent des koras depuis les années 70 et ont intégré l’instrument dans leurs liturgies.

Visiter l'Afrique - Kora 2 - Thomas projet Kélé

Visiter l'Afrique - Kora - Thomas projet Kélé

Visiter l'Afrique - Kora jeux - Thomas projet Kélé

Visiter l'Afrique - Kora zoom - Thomas projet Kélé

Visiter l'Afrique - Kora - Thomas projet Kélé

Thomas, Projet Kélé