Dominant le massif du Fouta Djallon, en Guinée Conakry, le Parc National de Niokolo Koba est traversé par le fleuve Gambie sur 200 km. Ces affluents dans le parc sont le Koulountou, avec sa vaste plaine d’inondation qui stocke l’eau toute l’année, et le Niokolo-Koba qui se tarit progressivement dans la saison sèche. L’eau du fleuve est la principale source de vie du parc. Pendant la saison des pluies, l’eau est présente sur tout le site rendant le parc inaccessible.

 

D’abord connu pour sa faune, puis pour sa flore, le Niokolo Koba a commencé par être une réserve de chasse puis une réserve forestière. Mais la vraie naissance du Niokolo Koba eut lieu en 1954, date à laquelle il devint officiellement un parc national. Cette reconnaissance s’est traduite par des actes politiques qui vinrent renforcer la volonté des autorités de protéger cet espace exceptionnel. Le classement « Patrimoine Mondial de l’Humanité » par l’UNESCO en 1981 permet dès lors la valorisation de ce parc au niveau international. Les lions, réputés pour être les plus grands d’Afrique, constituent une attraction particulière du parc.

© Layepro

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Par ailleurs, il est caractérisé par l’ensemble des écosystèmes typiques de cette région, sur une superficie de 913 000 hectares. Le parc est 16 fois plus grand que la ville de Dakar ! On y distingue les aspects majeurs du fonctionnement de l’écosystème de type savane guinéenne : grands cours d’eau, leurs forêts-galeries, des savanes herbacées inondables, des mares, des forêts sèches et denses ou claires à sous-bois, des pentes et collines rocheuses, et des Bowés dénudés. De plus, la diversité floristique remarquable du parc justifie la présence d’une grande richesse faunique marquée par : l’élan de Derby (la plus grande des antilopes d’Afrique), le chimpanzé, le lion, le léopard, une importante population d’éléphants et de très nombreuses espèces d’oiseaux, reptiles et amphibiens. On y dénombre plus de 70 espèces de mammifères, 329 espèces d’oiseaux, 36 espèces de reptiles, 20 espèces d’amphibiens et un nombre important d’invertébrés.

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Cette richesse est cependant menacée puisque depuis 2007 le parc est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et est sujet à de multiples pressions comme le braconnage, les feux de brousse, le tarissement prématuré des mares et l’envahissement de celles-ci par les végétaux. Malgré tout, l’activité humaine autour du parc a permis de façonner ce paysage de savanes : en effet, grâce au feu, les hommes ont encouragé la pousse d’herbes et ont limité la pousse d’arbre aux zones les plus humides. L’objectif est donc de trouver cet équilibre entre l’homme et la nature.

 

 

 

 

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