Si Louxor, dont je vous parlerai bientôt, a réveillé mes envies d’en apprendre davantage sur l’histoire des Pharaons ( et dire pourtant que, lorsque j’étais en classe de 6 ème, je ne voyais pas l’intérêt de ces cours d’histoire où l’on nous parlait de pharaons aux looks bizarres et de momies poussiéreuses. Comme quoi la sagesse vient avec l’âge :D), Assouan, cette ville qui longe le Nil, a quant elle touché, en moi, une corde plus émotionnelle.

Je m’y suis tout simplement sentie bien. C’était comme si le temps s’était arrêté. L’urgence n’étant pas tant de courir la ville, que je connaissais déjà un peu, j’ai donc décidé, lors de ce deuxième passage en 2011, de profiter de chacun des petits moments qu’elle avait à m’offrir.

ASSOUAN OU COMMENT PROFITER DE L’INSTANT PRÉSENT

Je peux affirmer, sans risque de me tromper, que rares sont les fois, où je vous ai dis sur visiter l’Afrique, sans ambiguïté aucune, que je m’étais rendue dans une ville uniquement pour me « poser » et en profiter.

A vrai dire je pense que cela n’est arrivé qu’une fois et il s’agissait de mon escapade malawite

Eh oui quand on est aussi curieuse et autant avide de découvertes que je le suis, il est souvent difficile de vivre au maximum l’instant présent en profitant de choses simples et en évitant de planifier mille et unes activités !

Pourtant et avec du recul, c’est le premier conseil de visite que je peux vous donner, car la ville s’y prête vraiment, afin que vous vous imprégniez pleinement de l’atmosphère d’Assouan !

Ainsi, perdez vous quelques minutes dans les dédales du souk, surtout en fin de journée, pour admirer les différents étals, ceux d’épices sont fantastiques, suivez les marchandages interminables entre vendeurs et touristes ou sirotez un délicieux, mais souvent un peu trop sucré, thé à la menthe.

Puis suivez du regard les calèches trottant sur la Corniche longeant le Nil à la recherche de clients ou assistez à l’embarquement, plus ou moins périlleux, de touristes à bord de petits bateaux à moteur.

Rien ne vous empêche non plus de vous régaler de baba ganoush, cette délicieuse purée d’aubergine, de chich taouk, ces brochettes de poulet à damner un saint, cette salade de pois chiches ou d’encore d’autres petits succulents mets, attablé dans un restaurant au bord du Nil.

Si vous n’avez plus faim, peut être qu’un café nubien, parfumé avec différentes épices, vous redonnera les forces, qui vous faisaient jusque là défaut, pour flâner, le nez au vent, tout le long de la Corniche avant d’ aller à la découverte d’une des nombreuses îles situées au milieu du Nil.

Vous pouvez aussi tout simplement vous contenter d’admirer les maisons colorées nubiennes que l’on peut apercevoir sur les berges du lac.

Mais pour moi, le plus grand « kiff » à Assouan est de s’autoriser une ballade en felouque, cette embarcation à voile blanche emblème de la région.

Voguer ainsi sur le Nil, si possible en toute fin de journée, pour ne rien manquer du superbe coucher de soleil, est un moment magique qui saura réveiller même les âmes les moins romantiques 🙂

Seul bémol, il est fort probable que d’autres voyageurs aient eu la même idée que vous, sachez le 🙂
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Ivy DohounonJournal d’ un pigeon voyageur