La compagnie aérienne low-cost Ryanair relie Beauvais à Fès en deux heures.

A l’aéroport de Fès Saïss, plusieurs possibilités s’offrent à vous pour rejoindre le centre-ville :

Vous pouvez emprunter des bus ou des taxis en cas d’arrivée tardive. Vous avez également la possibilité de louer une voiture.

Il faut compter environ 100 Dirham (DH) pour une course en taxi, 1€ étant l’équivalent de 11.2105 DH et une vingtaine de minutes de trajet pour rejoindre le centre-ville.

Un peu d’histoire…

Fès est une ville très ancienne.

L’histoire rapporte qu’elle a été fondée en 789 après Jésus-Christ, par Idriss 1er, descendant du Prophète.

Elle a été le théâtre de diverses migrations religieuses, culturelles.

Elle a été agitée par de nombreuses révolutions, guerres de pouvoir entre différentes dynasties, gangrénée par des épidémies de peste et de choléra…

Mais tel un Phénix, la ville renait toujours de ses cendres…

Et aujourd’hui ?

Fès est une ville au sein de laquelle traditions et modernisme se côtoient allègrement…

Ce clivage est visible à différents niveaux :

Au niveau de la morphologie de la ville :

Fès est divisé en trois grandes parties : Fès El Bali La Vieille bâtie au VIIIe siècle, Fès Jedid El-J La Demi Vieille édifiée au XIIIe siècle par les Mérinides, célèbre dynastie berbère qui régna sur le Maroc entre le XIIIe siècle et le XVe siècle et enfin, Fès La Jeune, occidentale et moderne construite par les français sous le protectorat. La ville offre ainsi une image très contrastée et le visiteur passe, d’un univers à l’autre en deux temps trois mouvements.

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Au niveau des habitants :

En effet, il n’est pas rare de croiser des paysans sur le dos de leur dromadaire à proximité de jeunes cadres en costume cravate.

Des femmes entièrement voilées et d’autres en tenue plus légère.

 Elle porte encore en elle les stigmates profonds des bouleversements sociaux culturels qui l’ont ébranlé.  En témoigne les nombreux musées et mosquées maintes fois tombés en décrépitude et maintes fois restaurés devenus aujourd’hui de véritables lieux de pèlerinage.

D’ailleurs à ce propos, il est important de noter que Fès abrite en son sein l’université la plus ancienne au monde encore en activité : l’Université d’Al-Karaouine créée en 859 sous le règne de la dynastie Idrisside. Cependant, elle n’est pas accessible aux non-musulmans.

Et puis bien sûr, il y a l’incontournable Médina de Fès El-Bali.

Tortueuse, labyrinthique, bruyante, odorante, colorée, gaie sont souvent les qualificatifs utilisés pour la décrire…

Mais avant tout la Médina est une véritable cité médiévale où le temps s’est comme figé.

En effet, en comparant les clichés de l’époque et ceux actuels, la vieille ville n’a pas évolué, ne s’est pas modernisé. En franchissant ses portes, le visiteur fait un bond en arrière dans le temps…

Temple des touristes grâce aux nombreux souks, magasins de vente de souvenirs et de spécialités locales (savon noir, épices en tout genre,  huile d’argan, babouches, djellabah…) qui fleurissent dans ses ruelles sinueuses, c’est aussi un véritable pôle économique qui concentre toutes les activités liées à l’artisanat et l’industrie.

D’autre part, lorsqu’on a la chance de venir à Fès au mois de juin, l’évènement incontournable, à ne rater sous aucun prétexte est le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde. Cette 20e édition se tiendra du 13 au 21 juin et accueillera, comme les éditions précédentes, de célèbres artistes venant des quatre coins du monde.

Et enfin, que dire du Fassi ? En général il est chaleureux et possède le sens de l’hospitalité. Grand consommateur de fruits comme les dattes, sa journée du vendredi est réservée à la prière à la mosquée suivie d’un repas familial composé majoritairement de couscous.

Fès est une ville saisissante, attachante et  pleine de contrastes.

Le passé et le présent font partie du quotidien.

Maïrah Moukoury Moulema 

Photos signées Henrik Berger Jørgensen