Erfoud, la belle, simple, paisible et accueillante ville historique se dressait devant nous de toute sa beauté et toute sa poussière aussi.

 

Arfoud (en tamazight ) est située dans la région de Drâa-Tafilalet. Immense oasis, Erfoud est la capitale du Tafilalet, au nord de Rissani, le berceau de la dynastie Alaouite. Cette ville nouvelle fondée en 1913 par les Français, aux rues bien ordonnées, avec encore quelques maisons traditionnelles en pisé. Elle est à l’une des deux extrémités de la route du Ziz, empruntant le tunnel de Foum Zabel, creusé par la Légion étrangère en 1928 et c’est l’une des dernières villes avant le désert.

Le choc climatique a été fort pour nous qui venions des montagnes de l’Atlas. Il ne faisait pas vraiment chaud contrairement à ce à quoi nous nous attendions mais l’air était plutôt sec.

Ilyas, mon ami qui avait organisé le voyage s’est transformé en guide et nous a conduis tout droit dans une petite boutique de bricole à l’apparence d’un Bazard.

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L’intérieur était semblable à la caverne d’Ali baba : foulards, châle touaregs, bijoux de toute sorte en argent et objets antiques étaient exposés ça et là pour le bonheur de mes yeux curieux avides de découverte culturelle.

 

Je n’ai pas résisté aux magnifiques couleurs des châles touaregs du désert et le propriétaire des lieux nous a même fait un petit tutoriel pour apprendre à nouer correctement le foulard sur nos têtes une fois dans le désert. Nouer un foulard touareg était plus compliqué que je le pensais !

Juste le temps d’acheter quelque babiole que nous commençâmes à réclamer la nourriture ! Il faut dire qu’il était quand même plus de midi et que nous étions déjà en route très tôt le matin.

 

Sans se faire prier le chauffeur nous a conduis direction la magnifique auberge Kasbah Saïd. Le propriétaire était là pour nous accueillir en personne. Nous avons été reçus comme des princes avec un copieux déjeuner composé de salades à la Marocaine, de petits pains et gâteaux marocain et d’un délicieux plat de la région que nous avons découvert. Il s’agit du fameux « Medfouna » du Sahara. Une sorte de pizza calzone pleine de surprises à l’intérieur que les locaux de la région cuisinaient dans des fours traditionnels faits de sable chaud. Toutefois les nôtres avaient été faits dans un four moderne.

 

Après manger, nous sommes passés à l’arrière du restaurant de l’auberge où nous attendait une belle petite piscine bleu ciel telle une oasis au milieu de ce paysage désertique. Le temps pour nous d’enfiler nos maillots et nous avons plongé dans une eau plutôt froide quand même.

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Plus tard, 3 voitures 4X4 sont venues nous chercher devant l’auberge direction les dunes !

 

J’étais plus que jamais excitée. L’aventure commençait réellement et je pouvais déjà entendre l’appel des dunes de sable, soleil, les etoiles et l’atmosphère romantique que m’évoquaient une nuit dans le désert. Nous étions au milieu de nulle part, aucune route, aucuns panneaux de signalisation. Il n’ y avait que de la terre aride à perte de vue. Les chauffeurs, des touaregs de la région, étaient très sympathiques et parlaient un anglais plutôt bancal pour la majorité d’entre nous anglophones. Soudain, ils se sont lancés dans une démonstration ahurissante de  leurs talents de conducteurs prenant des virages brusque manquant presque de se cogner les uns aux autres en faisant des figures époustouflantes avec nous à l’intérieur hurlant, sachant que nous étions au milieu de nulle part à plus de 100 à l’heure. L’occasion pour Shanita, mon amie des USA, de mettre en marche son I phone et mettre à fond une musique des années 80 « You are the dancing Queens »  du célèbre groupe ABBA. Nous avons éclaté de rires. Plutôt cliché, mais cela a détendu l’atmosphère.www.visiterlafrique.com Maroc sahara desert (3)

Un peu vertigineux, mais nous sommes arrivés en entier à une deuxième auberge située a l’aurée des dunes du Sahara. Nous pouvions déjà entendre les chameaux, et sentir une douce brise venant du désert. Là encore, nous avons été accueillis comme des princes avec du thé traditionnel et des petits gâteaux, le temps de remplir les formalités officielle nécessaires (vu que nous n’étions pas loin de la frontière avec l’Algérie) et de nous détendre un peu avant le grand départ.

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Justement, ce grand départ n’était pas loin. Les chameaux étaient liés par des cordes les uns aux autres ce que je n’avais pas compris sur le coup et équipés de modestes sièges chacun. Il y avait d’autres groupes d’étrangers avec nous : une famille française dont une petite fille qui a énormément pleuré avant d’être mise sur son chameau et un adorable couple anglais qui étaient là pour une balade en amoureux. Il faut dire que malgré mes sourires et mes blagues j’étais très effrayée par ces bêtes et vu mon gabari, j’ai écopé du plus grand chameau ! Pour détendre l’atmosphère Ilyas a proposé que nous nommions chacun nos chameaux. Le sien s’appelait Wenesday (pour mercredi en français) et j’ai nommé le mien Harley Davidson en clin d’œil à la célèbre marque de deux roues.