Chaque semaine, découvrez 3 livres, d’auteurs africains, sélectionnés par notre communauté.

 

  • « Tram 83 » de Fiston Mwanza Mujila

Premier roman éminemment poétique et nerveux, « Tram 83 » est une incroyable plongée dans la langue et l’énergie d’un pays réinventé, un raz-de-marée halluciné et drôle où dans chaque phrase cogne une féroce envie de vivre signé par le Congolais Fiston Mwanza Mujila.

 

Résumé : Tous les soirs au Tram 83 on voit débouler les étudiants en grève et les creuseurs en mal de sexe, les canetons aguicheurs, les touristes de première classe et les aides-serveuses, les biscottes et les demoiselles d’Avignon, la diva des chemins de fer et Mortel Combat, bref, toute la Ville-Pays prête à en découdre sur des musiques inouïes, réunie là dans l’espoir de voir le monde comme il va et comme il pourrait dégénérer.

David, un de nos abonnés, nous parle de Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila

David, un de nos abonnés, nous parle de Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila

C’est David a tenu à partager avec nous son passage préféré : « Au commencement était la pierre et la pierre provoqua la possession et la possession la ruée, et dans la ruée débarquèrent des hommes aux multiples visages qui construisirent dans le roc des chemins de fer, fabriquèrent une vie de vin de palme, inventèrent un système, entre mines et marchandises. Gare du Nord. Vendredi, vers les sept-neuf heures du soir. La gare du Nord se dévergondait… Elle se résumait à une construction métallique inachevée, démolie par des obus, des rails et des locomotives qui ramenaient à la mémoire la ligne de chemin de fer construite par Stanley, des champs de manioc, des hôtels à bas prix, des gargotes, des bordels, des églises de réveil, des boulangeries et des bruits orchestrés par des hommes, toutes générations et nationalités confondues. C’était le seul endroit du globe où l’on pouvait se pendre, déféquer, blasphémer, s’amouracher et dérober sans se soucier du moindre regard. D’ailleurs, un air de complicité y flottait en permanence. Les chacals ne mangent pas les chacals. Ils sautent sur les dindons et les perdrix, et les dévorent. La légende, qui nous trompe souvent, ressassait que tous les projets de maquis et de guerres de libération avaient germé à la gare, entre deux locomotives. La même légende, comme si cela ne suffisait pas, prétendait que la construction du chemin de fer avait fait de nombreux morts imputés aux maladies tropicales, aux bavures techniques, aux mauvaises conditions de travail imposées par l’administration coloniale, bref, on connaît le scénario. – Gare du Nord. Vendredi. Vers les sept-neuf heures. »

Vous avez envie de lire ce livre, de l’offrir, retrouvez-le ici

 

 

  • « Mémoires de porc-épic » d’Alain Mabanckou

En détournant avec brio et malice les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain dans un récit truculent et picaresque où se retrouvent l’art de l’ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

 

Résumé : Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce récit l’histoire d’un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir à l’aide de ses redoutables piquants toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son « maître » !

Mémoire de porc-épic, d'Alain Mabanckou

Mémoire de porc-épic, d’Alain Mabanckou

Voici le passage qu’à préféré Aude : « Mon cher Baobab, je voudrais retourner vivre dans notre ancien territoire parce que la fréquentation des hommes a créé en moi le sentiment de la nostalgie, un sentiment que je qualifierais de mal du territoire, eux parleraient de mal du pays, je tiens désormais à mes souvenirs comme l’éléphant tient à ses défenses, ce sont ces images lointaines, ces ombres disparues, ces bruits éloignés qui m’empêchent de commettre l’irréparable, oui, l’irréparable. »

Vous pouvez retrouvez cet ouvrage à la Fnac.

 

 

  • « L’équation africaine », de Yasmina Khadra

Autour d’un phénomène dramatique les prises d’otages récurrentes au large de la Somalie, Yasmina Khadra, construit un roman éblouissant, qui mêle suspense, récit d’aventures et histoire d’amour enfiévrée.

 

Résumé : À la suite d’un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d’accompagner son ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au larges des côtes somaliennes, et le voyage « thérapeutique » du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié, Kurt va découvrir une Afrique de violence et de misère insoutenables ou « les dieux n’ont plus de peau aux doigts à force de s’en laver les mains ». Avec son ami Hans et un compagnon d’infortune français, Kurt trouvera-t-il la force de surmonter cette épreuve ?

L'équation africaine de Yasmina Khadra

L’équation africaine de Yasmina Khadra

Yann se souvient comment il a commencé à se plonger dans cet ouvrage. C’est d’abord la curiosité, et les conseils de son père qui l’ont poussé à débuter sa lecture. La couverture et le regard de cette femme l’ont hypnotisés. Le passage le plus marquant selon lui ? Lorsque Yasmina Khadra évoque l’amour : « lorsque j’ai rencontré l’amour, je m’étais dit, ça y est, je passe de l’existence à la vie et je m’étais promis de veiller à ce que ma joie demeure à jamais. Ma présence sur terre se découvrit un sens et une vocation, et moi une singularité. »

 

Il est disponible sur Amazon ou la Fnac.